top of page

.Entretien : Chrystel LE DELLIOU

  • littlatmosphere
  • 8 janv. 2019
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 23 avr. 2019

Le 8 décembre 2018, je me suis rendu au Vaisseau afin de m’entretenir durant une heure environ avec Chrystel LE DELLIOU sur mes avancées de projet, les différentes pistes de projet émergentes mais également pour avoir un compte rendu de la réunion avec les autres personnes du pôle culturel du Vaisseau ayant eu lieu juste avant.

Nous avons commencé par évoquer les plusieurs thématiques autour du « Voir le monde avec des yeux d’enfants » qui sont abordées dans les salles d’expérimentations du Vaisseau:

-Le moi et les autres: Comment je me connais moi ? Qui suis-je, qui est l’autre ? Comment je communique avec lui ? Comment je collabore ?

-Le moi et mes idées: Comment j’imagine ? Comment je rêve ? Peut-il y avoir quelques chose de plus spirituel, d’imaginaire dans tout ça ?

-Le moi et les machines: Comment je commence a appréhender et utilise la technologie ? Comment je commence à aborder l’intelligence artificielle ?

-Le moi et mon écosystème: Quelle place j’ai dans mon écosystème en général ? Que se soit naturel ou artificiel.

L’enfant inculque de nouveaux modes de penser, de nouvelles visions que le monde tente d’inculquer aux plus jeunes afin que la société ethnocentrique actuelle puisse cesser d’exister. C’est d’ailleurs grâce aux discussions avec les enfants que j’ai pu avoir lors de mes ateliers, que je me suis aperçu que beaucoup d’entre eux se voyait déjà dès leur plus jeune âge sensible à l’environnement, à la sexualité, etc. Beaucoup de sujet abordés au Vaisseau se répercute sur leur vision des choses (Par exemple, sur les dessins qu’ils ont produits dans l’atelier « Imagines et retranscrit moi tes idées »).

De plus, nous avons également évoqué lors de cet entretien les espaces d'accueils, qui se voient mal conçus. En effet, le manque d'une signalétique claire, le cheminement vers l'accueil mal indiqué, et certains espaces "d'attente" laisser à l'abandon, laisseraient penser qu'il faudrait les repenser afin de les intégrer ingénieusement dans le nouveau "système d'accueil".


Mais pour moi, la note qui parait à mes yeux très captivante est que les visiteurs, situés au coeur du projet, ne sont pas tous égaux face au expérience sensoriel.

Voir, entendre, sentir, toucher: nos sens sont en éveil pour nous informer et nous permettre de réagir et de nous adapter par l’intermédiaire du système nerveux ; notre cerveau retranscrit des informations reçues et nous donne une image, une perception de l’environnement et du monde qui entoure chacun d’entre nous. Ce système de traitement est inscrit dans nos gènes, se transmet au sein de tous, ce qui nous permet une perception du monde similaire favorisant les interactions sociales.

Qu’adviendrait-il à une personne si sa programmation personnelle présentait une différence telle qu’elle lui fasse percevoir une simple ventilation de VMC comme une sirène insupportable, ou bien un éclairage habituelle de néon comme un stroboscope de boite de nuit ?

Plusieurs méthodes scientifique ou non, dont la méthode Snoëzelen (explication dans le prochain post) s’inspire de ces « pathologies génétiques » afin de créer des salles aux fonctions et couleurs distinctes ou encore, sous forme de parcours sensoriels. Toutes ces propositions ont en commun d’amener des sollicitations sensorielles douces, diversifiées. Tous les sens pourront être sollicités séparément ou en même temps: La vue, le toucher, l’odorat, le sens de l’équilibre, l’audition.

Les objectifs de cette méthode sont ainsi d’arriver à capter l’attention des personnes souffrant d’un handicap touchant le stimuli, et ainsi de rapprocher tous les visiteurs en installant un parcours sensoriel intéressant dans le parcours d’entrée du visiteur.


L'utilisation de nouvelles méthodes thérapeutiques telle que la méthode Snoëzelen pourrait s'installer au Vaisseau afin de créer une mise en condition sensible pour tous.

Comments


©2019 by atmosphere. Proudly created with Wix.com

bottom of page