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.Enquête de terrain : Compte rendu

  • littlatmosphere
  • 14 janv. 2019
  • 8 min de lecture

Dernière mise à jour : 23 avr. 2019


° TEXTE DE PRÉSENTATION

Aujourd’hui dans une société qui tente de se sortir de l’ethnocentrisme, mon étude montre une évolution d’utilisation de ces espaces à travers le temps. Je me suis nourrie d’études de cas et d’exemples afin de montrer que les perceptions des usagers peut être modifiée dans un espace de transition.

Un établissement est parsemé de poches vides, dédiées aux passages, ignorées  ou simplement traversées. Ces lieux ou non lieux apparaissent comme des plages grises entre celles qui sont plutôt blanches et noires.  Peut-on parler alors de frontières ? D’espaces de transitions ?

C’est dans ces endroits souvent  traversés mais non habités, que se développe l’idée d’élaborer un projet où se jouent les  notions de temps, de sens, d’ambiances et d’atmosphères. En s’appuyant sur la dimension sensorielle des usagers,  l’intention est de créer des expériences spatiales et sensorielles pour réinvestir les lieux. Ici, les cinq sens deviennent des outils de conception et d’analyse pour imaginer comment passer de l’extérieur à l’intérieur et réciproquement. Par ces interventions, il n’est pas seulement question d’occuper l’espace mais aussi de le faire vivre par une expérience forte.

Comment le design peut-il modifier les perceptions de l’usager dans un espace de transition comme son arrivée au Vaisseau ? Ce centre de culture scientifique, technique et industrielle situé à Strasbourg est mon terrain d’implantation de projet, partant du constat que cet établissement possède un potentiel d’exploitations et d’expérimentations importants.

En effet, questionner l’hospitalité d’un espace de médiation scientifique fait partie intégrante de mon projet. Quels sont les enjeux d’en créer une mise en condition sensible dès l’entrée ?

« Atmosphère.» se veut être un projet qui insiste sur le processus d’expérimentations plus que sur la finalité d’une formalisation concrète et achevée. L’intérêt est alors de tester, d’encourager le visiteur à vivre une expérience sensorielle en passant le seuil d’entrée du Vaisseau, en ayant un regard neuf et averti. Le design à l’échelle du prototypage et du test est alors un moyen de prendre des risques et cette prise de risques permet d’aller plus en profondeur dans les réflexions sur les sens, les ambiances et dans la création.


° TERRAINS D’ENQUÊTES ET MÉTHODES

Première observation:

Durant le moi d’octobre et le mois de novembre, je me suis rendu plusieurs fois au Vaisseau afin d’observer « Comment les visiteurs se rendent au Vaisseau ? Par quel(s) chemin(s), avec quel transports ? »

J’ai donc parcourus plusieurs chemins menant tous à mon terrain de projet, par la route, par le canal, etc afin de pourvoir recueillir des informations sur le déplacements des usagers. Durant ces observations, des croquis, photographies, et coupes séquentielles ont émergés.


Seconde observation:

Le 05 décembre 2018, la question de « Comment les visiteurs entrent et sortent dans le Vaisseau ? » c’est posé. Ainsi, durant la matinée je me suis positionnée dans le hall d’entrée afin d’observer quels sont les étapes de leur accueil. Trois groupes se sont présentés:

Un groupe de 50 enfants composés de 2 classes (1 classe élémentaire, 1 classe de maternelle), avec 9 adultes (2 professeurs, 7 parents d’élèves). Un groupe de 30 élèves (1 classe élémentaire), avec 2 adultes (1 professeur et 1 parent d’élève).Un groupe de 4 enfants et 2 parents.

J’ai donc observé le temps d’accueil de ces différents groupes jusqu’à m’apercevoir que ces trois groupes ne sont pas accueillis de la même façon. Un accueil dit « spécial » est réservé aux groupes, alors que les particuliers sont livré à eux-mêmes.

Durant cette observation, des schémas et diagrammes ont émergés.


Participation à un évènement de la Fête de la Science:

Le 13 et 14 octobre 2018, la fête de la science a eu lieu au Vaisseau. Adultes et enfants étaient invités afin de venir expérimenter gratuitement durant tout le week-end. Plusieurs intervenants (professeurs en mathématiques, responsable de centres scientifiques, etc) étaient également conviés afin de participer et proposer des ateliers aux visiteurs. De mon côté, j’avais préparé un atelier pour cet évènement: « Décris moi ce que tu ressens ». Il s’agissait d’outils permettant de réduire la perception d’un de nos sens. J’ai décidé pour cela de créer trois dispositifs : Un masque en relation avec la vue, un casque anti-bruit en rapport avec l’ouïe et une paire de gants fait en bois afin de réduire l’effet du toucher. Tout cela accompagner d’un support à dessin, afin que les enfants puissent y inscrire tout leur ressenti. Le but était d’aborder deux visiteurs (enfants ou adultes) afin de les faire collaborer ensemble. Une des deux personnes porte sur lui l’un des deux outils et l’autre retranscrit sur le support kraft tout ce que la personne guidée lui annonce. Tout doit être représenté en dessin ou en mot. Le but a été d’observer comment les enfants/adultes dialogue entre eux lorsqu’un de leurs sens est réduit.


Création d’un atelier:

Le 10 novembre 2018, je me suis rendu au Vaisseau afin de créer un atelier que j’ai intitulé « Imagines et retranscrit moi tes idées ». Grâce à des photos des alentours prises durant mes observations imprimer sur du papier Rhodoïd, j’ai invité les enfants que j’ai interrogé à poser les idées d’aménagement, leurs différents ressentis sur le lieu. J’ai pu interagir avec une trentaine d’enfants qui m’ont tous exposés leurs idées, toutes aussi enrichissantes et différentes les unes que les autres. Afin de réunir toutes les dessins fait, j’ai accroché sur un panneau de bois, toutes les productions des enfants.


Entretien avec Chrystel LE DELIOU, la responsable du service culturel du Vaisseau:

Le 8 décembre 2018, je me suis rendu au Vaisseau afin de m’entretenir durant une heure environ avec Chrystel ME DELIOU sur mes avancées de projet, les différentes pistes de projet émergeantes mais également pour avoir un compte rendu de la réunion avec les autres personnes du pôle culturel du Vaisseau ayant eu lieu juste avant.

De cet entretien sont ressortis des éventuelles pistes de projets à creuser.

Entretien prévu avec l’atelier Nathalia Moutinho:

La première prise de contact a été faites le samedi 12 janvier 2019.

Grâce à Chrystel LE DELIOU, j’ai pu envoyé un mail à Émilie,  la designer de l’atelier de design. Ils participent à l’aménagement des nouveaux espaces du Vaisseau. Lorsqu’un rendez-vous sera convenu je compte discuter avec elle sur les différents points de nos projets qui peuvent converger.


1- DES DÉPLACEMENTS MULTIPLES:

a- Les espaces environnants:

Selon mes observations décrites précédemment, j’ai pu voir que le Vaisseau était situé dans une zone en pleine expansion comportant de multiples caractéristiques. En effet, lorsque l’on se déplace autour de le parcelle, on peut observer diverses typologies de terrains: Des zones de chantiers, des zones végétalisées, la présence de voies routières, ou d’un canal par exemple. Le fond sonore est également très divers, tantôt l’on entend des bruits dû aux constructions environnante et aux voies routières, tantôt nous sommes bercés par le bruit de l’eau et la végétation qui ondule grâce au vent. Bien que les enfants y voit le caractère ludique des expérimentations qui les attendent à l’intérieur, tous m’ont confirmé que le Vaisseau ne représentait pas l’univers ludique et amusant qu’il y avait à l’intérieur. En effet, je pourrais citer une phrase très marquante de Eva 10ans, qui a participé à l’atelier « Imagines et retranscrit moi tes idées ». Elle dit «En fait, le Vaisseau c’est un bloc de béton autour du vert ». Cet univers que l’on pourrait qualifier d’impersonnel m’a aussi été confirmé par Chrystel LE DELIOU qui m’a affirmé que si le Vaisseau n’avait pas eu lieu, un supermarché aurait été construit.

La place de la médiation fait aussi partit intégrante de l’univers de l’établissement. J’ai pu voir que la médiation du bâtiment en lui même n’avait lieu qu’a l’intérieur de ce dernier. Aucune intervention n’a lieu en dehors du terrain. Peut-être que ces vestes diverses typologies de terrain méritent d’être exploitées ?


b- À l’intérieur du Vaisseau:

Grâce à mes observations et différents entretiens, on voit que les espaces intérieurs du Vaisseau peuvent se ranger dans 4 catégories:

-Les espaces d’accueils.

-Les espaces tiers (cafétéria, salles alcôves).

-Les espaces d’expérimentations.

-Les espaces dit « autres ».

Dans toutes ces zones, des explications mal fournies et des zones mal pensées bordent des expérimentations pleines de créativité. En effet, Chystel LE DELIOU vous direz « Il y a des zones mal pensées qui ne servent pas à tout le monde » mais encore « On donne un peu l’impression que les gens connaissent aussi bien le Vaisseau que nous ». Lors de mes observations j’ai effectivement remarqué ces quelques détails: Des parents cherchant l’accueil en arrivant, alors qu’il s’agit d’un énorme comptoir arrondis et jaune au milieu du hall, mais encore des zones souvent voir tout le temps inoccupées (La zone située devant les portiques).


2- PRENDRE CONSCIENCE DE SES RESSENTIS:

a- Les différentes thématiques:

Plusieurs thématiques autour du « Voir le monde avec des yeux d’enfants » sont abordées dans les salles d’expérimentations du Vaisseau:

-Le moi et les autres: Comment je me connais moi ? Qui suis-je, qui est l’autre ? Comment je communique avec lui ? Comment je collabore ?

-Le moi et mes idées: Comment j’imagine ? Comment je rêve ? Peut-il y avoir quelques chose de plus spirituel, d’imaginaire dans tout ça ?

-Le moi et les machines: Comment je commence a appréhender et utilise la technologie ? Comment je commence à aborder l’intelligence artificielle ?

-Le moi et mon écosystème: Quelle place j’ai dans mon écosystème en général ? Que se soit naturel ou artificiel.

L’enfant inculque de nouveaux mode de pensé, de nouvelles visions que le monde tente d’inculquer aux plus jeunes afin que la société ethnocentrique actuelle puisse cessée d’exister. C’est d’ailleurs grâce aux discussions avec les enfants que j’ai pu avoir lors de mes ateliers que je me suis aperçut que beaucoup d’entre eux se voyait déjà dès leur plus jeune âge sensible à l’environnement, à la sexualité, etc. Beaucoup de sujet abordés au Vaisseau se répercuter sur leur vision des choses (Les dessins qu’ils ont produits dans l’atelier « Imagines et retranscrit moi tes idées »).

b- Un cerveau dit « préparé »:

Lorsque q’un groupe, ou des particuliers sont accueillis au sein de l’établissement, ils sont accueillis de façon différentes. Lorsqu’un groupe arrive, un animateur du Vaisseau se joint a eux afin de les mener dans des salles « alcôves » pour leur rappeler des règles de conduites, leur expliquer en quoi consiste les expérimentations proposées mais également des règles pratiques. Suite à ça, les enfants sont amenés dans le grand hall afin de se disperser pour aller expérimenter avec leur camarades. Or, les particuliers qui viennent avec leur enfant n’ont pas accès à ces salles « alcôves », ils passent directement le portique d’accueil après être passé à la billetterie afin d’entrer dans les salles d’expérimentations. Les règles ne sont ainsi pas rappelées, et les enfants sont surveillés simplement par leur parents (la plupart du temps).

Afin de trouver une utilité précise à toute cette zone d’entrée beaucoup de chose m’ont été dites, mais celle que je retiens particulièrement c’est mise en avantx d’installations « artistico-scientifique » qui pourrait apporter une sorte de préparation mentale lorsque tout le processus d’accueil se fait. C’est d’ailleurs ce que la fresque installée à l’extérieur propose: Représenter de façon stylisé toutes les expérimentations présentes à l’intérieur. Or, trop peu impactante, celle-ci passe totalement inaperçue, surtout chez les groupes.


VERS UNE MISE EN CONDITION SENSIBLE

Voir, entendre, sentir, toucher: nos sens sont en éveil pour nous informer et nous permettre de réagir et de nous adapter par l’intermédiaire du système nerveux ; notre cerveau retranscrit des informations reçues et nous donne une image, une perception de l’environnement et du monde qui entoure chacun d’entre nous. Ce système de traitement est inscrit dans nos gènes, se transmet au sein de tous, ce qui nous permet une perception du monde similaire favorisant les interactions sociales.

Qu’adviendrait-il à une personne si sa programmation personnelle présentait une différence telle qu’elle lui fasse percevoir une simple ventilation de VMC comme une sirène insupportable, ou bien un éclairage habituelle de néon comme un stroboscope de boite de nuit ?

Plusieurs méthodes scientifique ou non, dont la méthode Snoëzelen s’inspire de ces « pathologies génétiques » afin de créer des salles aux fonctions et couleurs distinctes ou encore, sous forme de parcours sensoriels. Toutes ces propositions ont en commun d’amener des sollicitations sensorielles douces, diversifiées. Tous les sens pourront être sollicités séparément ou en même temps: La vue, le toucher, l’odorat, le sens de l’équilibre, l’audition.

Les objectifs de cette méthode sont ainsi d’arriver a capter l’attention des personnes souffrant d’un handicap touchant le stimuli, et ainsi de rapprocher tout les visiteurs en installant un parcours sensoriel intéressant dans le parcours d’entrée du Visiteurs.



(Compte rendu d'enquêtes de terrains, réalisé dans le cadre d'un cours de sociologie)

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